Retour sur 2025 & rendements branche 23 : une année marquée par les surprises et la résilience - Zap Informeert
Retour sur 2025 & rendements branche 23 : une année marquée par les surprises et la résilience
Cet article de blog vous propose, ainsi qu’à vos clients, un résumé des rendements de nos fonds branche 23 en 2025. Nous y revenons aussi brièvement sur l'année écoulée. Pour la partie de cette publication consacrée à une analyse plus approfondie, nous avons consulté l'investment team du Groupe P&V.
Ces dernières années, les marchés ont démontré aux investisseurs qu’ils suivaient rarement le chemin faisant pourtant l’objet d’un large consensus. 2025 n’a pas fait exception à la règle. Malgré les tensions internationales, l’incertitude politique et le ralentissement macroéconomique, les marchés financiers ont à nouveau généré des rendements solides.
Retour sur 2025, une année exceptionnelle à bien des égards
Beaucoup de bruit pour presque rien
2025 restera dans les annales comme une année où géopolitique, technologie et marchés financiers se sont entremêlés de manière exceptionnelle. Après un début d’année marqué par un contexte politique tendu, les marchés boursiers ont finalement affiché des performances étonnamment solides. Certains marchés d’actions ont même enregistré des rendements à deux chiffres pour la troisième année consécutive.
Géo(politique)
L’année a commencé sous le signe de l’incertitude (géo)politique suite à la réélection de Donald Trump et l’annonce symbolique du Liberation Day, suivie par de nouveaux droits de douane imposés par le président. Ces circonstances ont initialement provoqué nervosité, incertitude et volatilité sur les marchés, mais ceux-ci se sont révélés remarquablement résilients.
La rhétorique protectionniste a rapidement été tempérée par les investisseurs, qui se sont concentrés sur l’impact économique réel, plutôt que sur les gros titres dans les médias (pensez par exemple au « TACO trade », ou Trump Always Chickens Out, autrement dit en français « Trump se dégonfle toujours »). Les entreprises disposant d’un fort pouvoir de fixation des prix et de chaînes d’approvisionnement diversifiées ont plutôt bien réussi à se protéger.
L’année 2025 a démarré avec des prévisions de ralentissement de la croissance et d’inflation persistante. Ce ralentissement s’est concrétisé, mais il est frappant de constater que le fossé entre l’économie réelle et les marchés financiers s’est creusé. Aux États-Unis, le chômage a augmenté plus fortement que prévu et le marché du travail a montré des signes évidents de recul. Les marchés boursiers ont néanmoins continué à afficher des performances exceptionnelles. Cette divergence s’explique en grande partie par un essor sans précédent des dépenses d’investissement liées à l’intelligence artificielle. Les investissements se sont principalement concentrés sur les centres de données et les infrastructures cloud, les semi-conducteurs et les applications permettant d’accroître la productivité.
IA et hyperscalers : le capital accompagne la croissance
L’intelligence artificielle a sans aucun doute été la tendance dominante de l’année, avec une vague d’investissements dans les infrastructures IA atteignant des sommets sans précédent. Les grands centres de données (hyperscalers) ont considérablement augmenté leurs dépenses d’investissement. Les marchés ont de moins en moins considéré l’IA comme une technologie optionnelle, mais plutôt comme un facteur de production fondamental, avec des implications pour la croissance du bénéfice, le pouvoir de marché et la productivité à long terme. Les thèmes liés à l’IA ont entraîné dans leur sillage non seulement les acteurs américains, mais aussi asiatiques et européens.
Performances régionales et thématiques
Europe
L’Europe a été portée par le secteur financier. Les banques européennes ont été de loin le secteur boursier le plus performant, soutenues par des revenus d’intérêts plus élevés, des ratios de fonds propres améliorés et une politique de capital attractive.
L’industrie de la défense a également enregistré de solides performances en 2025. Le secteur a été soutenu par un changement structurel dans la politique budgétaire, les États membres de l’OTAN s’engageant explicitement à augmenter durablement leurs dépenses de défense.
En outre, le plan de relance budgétaire approuvé en Allemagne a joué un rôle de catalyseur important, pour la défense, mais aussi pour les chaînes de valeur industrielles et infrastructurelles au sens large.
Asie
En Asie, la Chine a connu une nette reprise après des années de sous-performance et d’incertitude réglementaire. Des mesures de relance ciblées et un repositionnement vers la technologie et l’innovation industrielle ont restauré la confiance et mené à une réévaluation des actifs chinois. Le « moment Deepseek » au début de l’année dernière a également joué un rôle important dans la redécouverte de cette grande puissance.
Devises et matières premières
L’affaiblissement du dollar américain a marqué les esprits. Combiné à des déficits structurels et à un ralentissement des prévisions de taux d’intérêt, cela a conduit à de solides performances de l’or et de l’argent, qui ont une nouvelle fois confirmé leur rôle de diversificateurs stratégiques.
Obligations
Les spreads de crédit (différence entre les taux d’intérêt des obligations d’entreprises et ceux des obligations d’État) restent à des niveaux historiquement bas, tant pour les obligations sûres (investment grade) que pour les obligations à haut risque (high yield). Cela reflète à la fois la solidité des bilans, les faibles prévisions de défauts de paiement et une demande soutenue de rendement dans un contexte de recul de l’inflation.
Dans le même temps, ce niveau de spread implique que la prime de risque pour le crédit est extrêmement limitée. Le risque asymétrique s’en trouve accru : le potentiel de hausse est limité, tandis que des surprises négatives – macroéconomiques, géopolitiques ou spécifiques à certaines entreprises – peuvent rapidement entraîner une réévaluation des prix.
De la domination américaine à un regain d’ouverture internationale
L’une des évolutions les plus sous-estimées de 2025 a été la forte performance des marchés d’actions internationaux. Contrairement au discours dominant sur l’exceptionnalité américaine, plusieurs marchés non américains ont enregistré des rendements étonnamment élevés.
Il est frappant de constater que des économies axées sur les exportations, comme celles de la Corée, la Chine et le Brésil, ont surpassé l’indice américain S&P 500, même après que les États-Unis ont imposé les droits d’importation les plus élevés depuis des décennies. Cela a souligné le fait que les mesures protectionnistes se sont avérées moins perturbatrices qu’on ne le craignait initialement, en partie grâce à la diversification accélérée des chaînes d’approvisionnement et à l’élargissement des marchés de vente.
En outre, la valorisation a de nouveau joué un rôle. Les marchés internationaux ont commencé l’année 2025 avec un multiple nettement inférieur à celui des États-Unis, ce qui a laissé place à une revalorisation dès que le sentiment s’est amélioré et que les prévisions de bénéfices se sont stabilisées.
Vous vous demandez ce que 2026 vous réserve ? Découvrez-le dans les perspectives.
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13 janvier 2026